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Horizon 2000 - A la découverte
du sport
L’ATHLETISME
I Présentation
– Historique
L’athlétisme
fait partie des premiers sports à
avoir été pratiqué
par des athlètes handicapés.
Le développement de ce sport a pris
naissance au Centre de Rééducation
de Stoke-Mandeville avec l’organisation
des premières compétitions
de course en fauteuil roulant, il y a plus
d’un demi-siècle.
C’est aussi un des
sports paralympiques les plus populaires.
Il regroupe, en effet, le plus grand nombre
d’athlètes hommes et femmes
et comprend le plus grand nombre d’épreuves.
L’athlétisme a été
intégré au programme des compétitions
des premiers Jeux Paralympiques de Rome
en 1960 auxquels ne participaient que des
athlètes en fauteuils roulants. En
1976, des athlètes amputés
et des non-voyants et malvoyants participent
pour la première fois aux Jeux de
Toronto (Canada). Aux Jeux de Arnhem (Pays-Bas)
en 1980, ce fut le tour des athlètes
atteints de paralysie cérébrale.
Depuis ces vingt dernières
années, l’intégration
dans le sport valide est aussi recherchée.
A partir de 1984, des athlètes paralympiques
participent à des épreuves
de démonstration aux Jeux Olympiques
et depuis 1987 aux Championnats du monde
d’athlétisme de l’IAAF
(Fédération Internationale
d’Athlétisme Amateur).
II Les athlètes
et leur classification
L’athlétisme
est ouvert à tous les athlètes
de toutes les classes de handicap : paralysie
cérébrale, lésion de
la moelle épinière, amputés
ou affectés de handicaps moteurs
similaires, des non-voyants ou malvoyants,
personnes de petite taille, handicaps intellectuels,
la spina-bifida, la polio, la dystrophie
musculaire, la sclérose en plaques
et la mobilité articulaire restreinte.
Cependant, nous verrons que
toutes les épreuves d’athlétisme
ne sont pas toutes accessibles à
toutes les classes.
Pour permettre une égalité
de chance dans la compétition, les
athlètes sont classés, en
fonction de leur type de handicap, dans
5 catégories distinctes.
- Catégorie 1 : les
athlètes déficients visuels
et malvoyants ;
- Catégorie 2 : les athlètes
ayant un handicap intellectuel ;
- Catégorie 3 : les athlètes
atteints d’infirmité motrice
cérébrale ou ayant subi des
blessures à la tête (pouvant
se déplacer seul ou en fauteuil roulant)
;
- Catégorie 4 : les athlètes
amputés pouvant se tenir debout et
les athlètes à mouvements
limités des membres supérieurs
et/ou inférieurs ou du torse ;
- Catégorie 5 : les athlètes
qui, à cause de leur handicap, doivent
participer en fauteuil roulant.
III Les épreuves
et leurs règles
Les épreuves sont
de 4 types : les courses ; les lancers ;
les sauts et les épreuves combinées.
Les règlements qui
régissent les épreuves des
Jeux Olympiques sont valables pour les Jeux
Paralympiques avec un certain nombre de
variantes selon les catégories et
les épreuves.
Nous vous proposons de les
parcourir une à une.
1.
Les courses :
La course comprend des épreuves
de sprint (100m, 200m et 400m), de course
de demi-fond (800m et 1500m), de courses
de fond (5000m et 10000m), de courses sur
route (marathon) et de courses de relais
(4x100m et 4x400m).
Dans la catégorie
1 (athlètes malvoyants ou non-voyants)
: les athlètes peuvent avoir des
assistants-accompagnateurs sur l’aire
de compétition. Certains athlètes
doivent porter un masque pour toutes les
épreuves de course jusqu’à
l’épreuve des 1.500m inclus.
Dans la catégorie
3 (athlètes atteints de paralysie
cérébrale) et dans la catégorie
5 (athlètes atteints de polio) les
athlètes, hommes et femmes, participent
aux compétitions avec des fauteuils
de compétition spécifiques
qui doivent répondre à certaines
normes.
2.
Les lancers :
Il y a quatre épreuves
de lancer : le poids, le disque, le javelot
et la massue. Le poids des engins (poids,
disque, javelot et massue) varie en fonction
de la catégorie et du sexe des athlètes.
Dans la catégorie
1, les athlètes participent aux compétitions
assis sur une chaise spéciale, à
une hauteur de 75 cm du sol, fixée
à l’aire de lancer par des
courroies.
Dans la catégorie
3, on autorise le guidage vocal de l’assistant
vers son athlète. Le guidage doit
être assuré de manière
qu’il ne fasse pas obstacle au travail
des arbitres.
3.
Les sauts :
Le programme des compétitions
comprend trois épreuves différentes
de saut : le saut en hauteur, le saut en
longueur et le triple saut.
Dans la catégorie
4 (athlètes amputés ou atteints
d’autres handicaps moteurs), les athlètes
sont autorisés à participer
aux épreuves de saut en hauteur avec
un saut avec course d’élan
ou en exécutant le saut proprement
dit à partir d’un point fixe
sans élan.
Dans la catégorie
1, les athlètes s’orientent
dans la course et à l’arrivée
sur l’aire de saut grâce au
soutien de l’assistant. L’aire
pour le saut en longueur et le triple saut
fait 1 m x 1,22 m et est recouverte de poudre
blanche (de magnésie par exemple)
afin que soit visible la marque du pied.
4. Les épreuves
combinées :
Le pentathlon est la seule
épreuve au programme. Les épreuves
varient en fonction de leur catégorie
et du sexe des athlètes.
IV Le matériel
utilisé
-
Le fauteuil roulant : spécifique
et onéreux (cadre rigide, monté
sur trois roues).
-
La prothèse : pour les amputés
et elle aussi spécifique à
restitution d’énergie en matériaux
composites (fibre de carbone, aramide, kevlar).
-
Accessoires : casque et gants renforcés.
Voir
listing clubs.
Nous
remercions la Fédération
du Sport Belge Adapté et Paralympique
Wallonie Bruxelles (FSBAP –
WB) pour leur collaboration.
FSBAP – WB : Rue Trieu Kaisin
86 à 6061 Montignies S/Sambre
Tél : 071/48.99.90 Fax : 071/41.68.77
E-Mail : fsbap_wb@skynet.be |
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