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L’insuffisance rénale
Si vos reins vous lâchent ? …Dialyse ? Transplantation ?
Chaque année, environ 1200 belges, dont la moitié ont moins de 60 ans, s’entendent dire que leurs reins ne fonctionnent plus. Ils rejoignent ainsi les quelque 7000 patients traités par dialyse ou transplantation rénale. A l’heure actuelle il y a en Belgique 4000 patients dialysés.
L’insuffisance rénale est une maladie insidieuse : elle évolue souvent sans trop de symptômes. Diagnostiquée à temps, son évolution peut être stabilisée ou ralentie. Dans certains cas, il est même possible de l’éviter
1. L’insuffisance rénale
Fonctionnement des reins
Chaque rein a la grosseur d’un poing et pèse environ 150 g. Les reins sont reliés à la vessie par les uretères. Chaque jour, près de 200 litres de sang sont pompés à travers les reins. Les substances utiles sont renvoyées dans la circulation sanguine ; l’eau et les substances de déchet sont filtrées à partir du sang et éliminées sous forme d’urine.
En plus de la purification du sang et de l’élimination d’eau et de liquides, les reins contrôlent les substances chimiques propres à l’organisme telles que le potassium et le sodium. Ils contrôlent également la tension artérielle et stimulent la formation de globules rouges.
Insuffisance rénale aiguë et chronique
Les unités de filtration des reins sont appelées néphrons. Chaque rein possède environ un million de néphrons. Il se produit une insuffisance rénale lorsqu’un nombre trop important de ces néphrons sont endommagés.
Une personne peut parfaitement vivre en bonne santé alors qu’un seul rein fonctionne. Lorsque les deux reins sont fortement endommagés par une maladie rénale aiguë, par une lésion ou par des médicaments, on parle d’insuffisance rénale aiguë. Cette affection peut être guérie avec des médicaments et des soins adaptés.
Si, par contre, on ne peut pas restaurer la fonction rénale ou si, comme c’est plus souvent le cas, le patient souffre d’une maladie chronique des reins, on parle d’insuffisance rénale chronique. Cette dernière peut être fatale si elle n’est pas rapidement traitée. Dans un premier temps, l’action du rein défaillant doit être assurée par la dialyse. De nombreux patients entrent alors en ligne de compte pour une transplantation rénale.
Dépister et référer rapidement pour un meilleur traitement
Si les patients présentant des problèmes rénaux sont informés des possibilités thérapeutiques à un stade précoce de leur maladie, ils peuvent participer activement au choix du traitement. Ils peuvent s’inscrire rapidement sur la liste d’attente pour les transplantations. Ils peuvent opter, en toute connaissance de cause, pour un traitement à domicile par dialyse péritonéale ou pour une hémodialyse en milieu hospitalier, avant que la maladie ne commence réellement à évoluer.
2. Les possibilités thérapeutiques
Lorsque la fonction rénale est perdue, l’eau et les substances de déchet doivent être éliminées d’une autre manière. Les traitements possibles de l’insuffisance rénale sont la transplantation rénale, l’hémodialyse et la dialyse péritonéale.
La transplantation rénale

La transplantation rénale est la solution la plus «naturelle» pour l’insuffisance rénale. Néanmoins, 50 % seulement de l’ensemble des patients dialysés répondent aux critères physiques requis pour une transplantation ou optent pour ce type de traitement.
Les principaux obstacles à la réussite d’une transplantation sont la disponibilité limitée d’organes de donneurs adéquats, ainsi que le risque de rejet de l’organe transplanté et d’autres complications.
Une transplantation rénale est une intervention chirurgicale qui consiste à implanter un rein en bonne santé dans le corps d’une personne qui souffre d’insuffisance rénale chronique.
Ce rein peut provenir d’un donneur vivant faisant partie de la famille du receveur ou d’une personne qui vient tout juste de décéder.
Le rein transplanté est implanté plus bas que le rein original et est relié à l’uretère, qui conduit à la vessie.
L’hémodialyse
L’hémodialyse est l’un des traitements les plus utilisés pour les patients atteints d’insuffisance rénale. Le traitement s’administre au centre de dialyse d’un hôpital et, dans certains cas, à domicile. Le patient doit être relié pendant environ 4 heures, trois fois par semaine, à une machine de dialyse qui agit comme un «rein artificiel ». Une infirmière introduit deux aiguilles dans l’avant-bras du patient. De petites quantités de sang contenant des éléments toxiques quittent l’organisme (système extra-corporel) et sont purifiées par un filtre (ou dialyseur).
Le liquide de dialyse ou dialysat présent dans le dialyseur attire les substances de déchet et purifie le sang. Pour que les aiguilles puissent en permanence transporter le sang à partir de et vers le corps, on réalise une fistule (un accès) en reliant une veine et une artère dans l’avant-bras du patient.
La dialyse péritonéale
Pour réaliser une dialyse péritonéale, on introduit 2 à 3 litres d’une solution contenant du glucose dans la cavité abdominale, au moyen d’un cathéter permanent qui est placé à la partie inférieure du ventre et qui traverse la paroi abdominale.
Les substances de déchet passent par diffusion et ultrafiltration du sang et des tissus environnants dans le liquide de dialyse. L’élimination des substances de déchet et de l’eau excédentaire a lieu lorsque le liquide de dialyse est éliminé de la cavité abdominale.
Quel est le traitement le plus adéquat ?
Dialyse

A l’heure actuelle, la plupart des insuffisants rénaux belges sont traités par hémodialyse. Trois fois par semaine, le patient doit se rendre au centre de dialyse où, pendant 4 à 6 heures, un rein artificiel élimine les toxines présentes dans son sang. Ce traitement limite fortement les patients dans l’exercice de leur profession ou dans leur formation.
La dialyse péritonéale est un traitement à domicile. Elle utilise le péritoine comme filtre : le liquide de dialyse est introduit dans la cavité abdominale via un cathéter puis éliminé, après quelques heures de «purification interne du sang».
Cela peut se faire de nuit (dialyse péritonéale automatique – ADP) ou de jour (dialyse péritonéale ambulante continue – CAPD) ; le patient conserve ainsi une plus grande liberté de mouvement à certaines activités sociales.
Transplantation
Le pronostic et l’espérance de vie des transplantés rénaux est en constante amélioration : les reins de donneur sont moins rapidement rejetés grâce à un traitement médicamenteux approprié. Il faut cependant rester vigilant vis-à-vis d’éventuelles complications. Dans la plupart des cas, le généraliste est tout à fait à même de résoudre les problèmes qui surgissent. Il doit cependant rester attentif à ceux qui sont susceptibles de requérir l’intervention urgente du spécialiste.
En Belgique, le système de la «non-objection» a été introduit en 1987 : sauf déclaration contraire préalable, tout individu est supposé consentir à faire don de ses organes après sa mort. L’accord ou l’objection explicite est transmis à une banque de données centrale, au ministère de la Santé Publique, qui est toujours préalablement consultée lorsqu’on envisage de prélever des organes ou des tissus.
Un rein donné, une vie sauvée
Don d’organes, dites OUI
Info :

www.rein-nier.org
FenierE Fabir, Mercatorpad, 13
3000 Leuven
Association de Défense des Insuffisants Rénaux
Mme Druez Viviane
Route de Lennik, 808
1070 Bruxelles
Tél. : 02/555.39.32

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Dernière mise à jour le 10.08.2008

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